Zen Vekiĝo, le Bouddhisme originel, les pieds sur Terre.

Stance

« Appliquer les compréhensions, utiliser les outils de la Voie,
S'imprégner du vécu et laisser le singe se débattre.
Voilà notre entraînement, notre pratique.
Consacrer à cette étude de l'humanité un peu de temps de l'existence,
C'est une nécessité due aux souffrances variées,
Aux interrogations, à l'aspiration de connaître « de naître avec soi » ,
De ne pas subir mais de vivre pleinement
Les instants que la création nous offre.
C'est un hommage à la Vie. ».

Monto dé Patso

Question à Monto de Patso :

 

"Un de mes amis vient de sortir d'un monastère zen et il m'a dit qu'il revenait ainsi dans le monde du karma, je ne comprends pas ?"

 

Monto dé Patso : "Le Karma se traduit dans notre langue par "loi de causes à effets"

Ainsi tout instant est la rencontre, la conjonction de circonstances, de multiples autres effets.

Instant qui est déjà terminé, furtif, insaisissable, l'instant d'après est une autre conjonction de circonstances, dont l'origine est indéfinie et le contenu impossible à lister...

A partir de ce constat, chaque phénomène, par exemple, une personne à un instant donné, est le fruit du karma, de la loi de causes à effets.

Que la personne soit sur la Lune, sur la Terre, dans un monastère, une boite de nuit ou une prison, etc., elle est toujours le fruit de cette loi ; fruit toujours différent, sans cesse changeant.

Ceci posé, peut-être n'a-t-il compris, votre ami, qu'une partie de cela ?

Peut-être que dans le monastère, parvenait-il à ne pas reproduire une partie de l'incarnation potentielle de ses informations génétiques... mais c'est toujours le karma.

Même en état de "nirvana", c'est le karma : la loi de cause à effets.

Peut-être a-t-il entendu (ce qui ne signifie nullement que la personne qui aurait émis les paroles ait voulu lui donner le sens que votre ami leur a accordé...) que lorsque la conscience se maintient "verticale", le karma superficiel des comportements ou attitudes issues de l'histoire personnelle ne s'incarne pas, peut-être... ?

Cela expliquerait qu'il dise : je reviens dans "le monde du karma", autrement dit "je vais reprendre ma vie comme avant, en laissant ma dynamique d'histoire personnelle diriger mon existence".

En tous les cas, il y a très, très souvent des interprétations à la sauce personnelle avec cette notion de karma.

Quant on ne parle pas de rétribution... qui s'inscrit bien dans la dynamique de culpabilité de la civilisation judéo-chrétienne mal comprise (voir les explications du professeur Paul Chauchard à ce sujet sur ce site internet. Ce dernier a partagé des repas d'entretien avec le Pape Jean-Paul II, il doit savoir de quoi parle cette notion "judéo-chrétienne").

Le problème dans ce cas n'est pas le fait que des causes produisent des effets, c'est que le karma ne se réduirait qu'à cette dimension, d'une part. D'autre part, on oublie ainsi qu'une multitude de conséquences de circonstances, donc pas directement en relation avec l'Homme, entre dans la création de l'instant et des instants d'après. Or, tout semble ici touner autour de l'Homme.

Enfin, c'est bien orgueilleux et ethnocentrique que de limiter la loi de cause à effets à l'humain, vraiment très ethnocentrique...".

 

 

J'ai découvert que des statues bien antérieures à l'époque du Bouddha historique ont été trouvées en France et même chez les Mayas ?

Pourquoi VEKIDJO après ZEN ?

La pratique me fait peur ? Dois je attendre pour venir ?

Dans quelle tenue dois je venir pour essayer ?

J'ai essayé. J'ai mal aux jambes, je suis fatigué. Qu'en pensez vous ?

Dois-je arrêter de pensée en posture ?

Est ce que je peux m'asseoir tout seul ?

Un de mes amis vient de sortir d'un monastère zen et il m'a dit qu'il revenait ainsi dans le monde du karma, je ne comprends pas ?

Pourquoi qualifie-t-on de "moine" un pratiquant de zen, alors qu'il ne croit pas en Dieu ?