Archives de la catégorie ◊ Articles de revues ◊

Auteur :
• 12 février 2012

 

http://www.coeur-esprit.com/e-magazine-02.pdf

————————————————————————————————————–

Monto dé Patso dirige le Temple de la Paix Infinie (templo dé la Senfina Patso) et pratique la Voie du Zen depuis 1978 ; tout d’abord via son enseignant de Hatha Yoga, puis en 1983 sous la direction du moine zen soto Kaïsen.

Il reçut la certification de ses expériences et de leurs applications au quotidien en 1991. En 1993, il fonde le zen vékidjo qui a une particularité de formes (enseignement dépouillé basé sur l’expérience directe et en lien avec le quotidien de notre société). En 2010, il crée le Fonds ETRE Occident-Orient pour construire la future Université ETRE Occident-Orient.

Lors du gala d’officialisation du Fonds International pour la Préservation des Arts Martiaux, assis dans la dynamique de la position de l’Eveil 1, tourné vers un mur, dos à la tribune et au public. La situation illustrait l’importance de la méthode fondamentale du Bouddhisme Zen dans l’ « univers » des Bûdô (arts « martiaux » du japonais « Bu » : attraper la lancer ou déposer les armes et « Dô » : voie initiatique).
« L’immuabilité ».
Etymologiquement, de l’ancien français muable « qui bouge », donc ce qui est immuable ne bouge pas, ne varie pas, est constant voir permanent.
Sujet donc paradoxal par excellence, que l’on se place au niveau sensitif phénoménal d’impermanence, d’interdépendance et de transferts incessants d’informations entre les phénomènes ; que l’on se place du point de vue de la vacuité, plus encore de celui de l’expérience mystique puis de tout cet ensemble actualisé dans la vie quotidienne…

Le premier niveau de « lecture » fait appel à l’observation, l’analyse et la déduction. Les trois autres appartiennent directement à l’empirisme, ou pourrait être théorisés par les physiciens et notamment quantiques.
L’état sensitif et de consciences du moine zen va utiliser l’abord empirique pour communiquer sur le sujet de l’immuabilité. Auparavant, il est indispensable que ces propos ne sombrent pas dans anthropocentrisme. Un homo sapiens n’étant qu’un des phénomènes en perpétuel changement (comme les autres phénomènes), il est nécessaire de garder en mémoire tout au long de cet exposé (et peut-être après si avant ce n’était pas déjà le cas) qu’il ne faille pas prendre ce qu’un homo sapiens expose comme une vérité absolue, cosmique et universelle ; l’exposé n’est que subjectif… puisqu’il est empirique.
Traitant de l’immuabilité de l’ « esprit », il est important de le resituer. Ce dernier étant l’ensemble des fonctions cognitives, psychologiques, intuitives et d’autres au sujet desquelles nous tenterons de réfléchir (vous et « moi ») pour avoir l’esprit clair et cheminer ensemble.
A partir de quel(s) « niveaux » l’état sensitif et de consciences du moine zen aborde le sujet ?
Eliminons ce qui est hors sujet :
Le savoir soit, ici, l’acquis de concepts intellectuels, la notion de discernement ou de réflexion,
L’avoir soit le gain « définitif » d’une fonction, d’informations, ou de biens matériels.
Il nous reste « Etre ».
« Etre » est l’état (pardon pour le pléonasme) issu des expériences, des expérimentations ou des épreuves, ici, de la Voie du Zen. Ainsi, les productions mentales, émotionnelles, les perceptions et les sensations sont « vues » comme des phénomènes intrinsèques à la personne dans chaque instant passé. Qu’est-ce qui les « voit » ?
Une conscience observante, lucide sur les principes de fonctionnement (causes et conséquences inactivées, potentielles ou en action).
Cette conscience observante est également conscience incarnée dans toute la personne ; de sorte que lorsqu’elle prononce le mot « moi », le pronom « je » et toutes leurs déclinaisons, ce sera de l’ensemble de son Etre qu’elle le définira. Notons les différences essentielles d’avec les « moi » culturel, spirituel, social, familial, individuel, etc. ainsi, cette conscience observante l’est au coeur de l’être et l’englobe tout à la fois.

De ce point de vue, nous parlerons non pas d’immuabilité mais d’équanimité. Ce mot signifie « égalité d’humeur, sérénité ». L’équanimité n’est pas ici une disposition d’esprit mais le fruit naturel de l’état sensitif et de consciences du moine zen. Autrement dit, c’est une propriété dissimulée en chaque personne et qu’il suffit de cultiver pour en déguster le fruit… (et pas seulement pour « soi »…). Le moine zen est un cultivateur, donc, un terrien pragmatique.
Immuabilité et équanimité.
Propriété de ce qui est immuable ou de ce qui est serein ?
Une première phase temporelle et qualitative de cette « mise en culture » engendre la lucidité sur les phénomènes, le principe de leurs causes, une partie de leurs incidences, leurs interdépendances et leur impermanence.
Le fruit apparaît quelques fois et l’esprit équanime s’élève pour s’incarner. Puis il disparaît (fatigue, agitation, manifestation des « moi », ignorance des autres phases de l’évolution, etc.).
En se recentrant, se reverticalisant et réveillant sa bioconscience4, le « moi » de l’être revient au devant avec sa compagne l’équanimité.
Puis, une seconde phase apparaît par la répétition des expérimentations et des expériences : celle de l’équanimité plus fréquente. La dimension du « moi » issu de l’être bio conscient, entre terre et ciel, partie du reste de la Nature, car en interdépendance consciente, croît5. Etat qui s’appui principalement sur cette forme d’être décrite et sur ses autres capacités (savoirs, avoirs) afin d’utiliser ces dernières comme servantes de l’état.
Reste que cet état dépend de la temporalité et de la « croyance » en lui-même, ce qui pourrait donner naissance à une sorte de « sur-moi », au sujet duquel il serait bien nécessaire d’être attentif… Alors la sincérité et la naturelle humilité dégagées par cet état engendrent la confiance dans le Vivant et plus encore « l’abandon » de cet état. C’est ainsi que la fine fleur de l’âme, de cette conscience sans conscience, « vit » la vacuité, puis la réalisation mystique du sans-temps ou de l’infini temporel regroupant les phases du temps (des temps ?) et de l’espace infini, délicatement lumineux de la conscience cosmique (pour utiliser une expression…).

Autrement décrit, l’expérience directe de la non-substance de phénomène, du « moi » et des « mois » décrits plus en avant. Là où l’immuabilité règne…
Illusion homosapiensièque ? Réalité ?
Le quotidien réapparaît, partout où nous sommes, éclairé par les expériences. Alors les traces de l’immuable renforcent l’équanimité, c’est la vie du moine zen : « une bougie allumée, aucune ombre au zénith ».
————————————————————————-
1) Zazen en Japonais, Ch’an en Chinois, Dhyâna en Sanscrit, posture du Bouddha, position assise du dieu Gaulois ou des Mayas, voir : www.zenvekidjo.com
2) Ce qui est basé sur le vécu par l’expérimentation ou l’expérience.
3) Fonctions supérieures cérébrales.
4) Ensemble des perceptions, sensations, du schéma corporel, de la force de gravité, du centre de gravité et d’énergie (hara ou kikai tandem), du souffle, de la conscience d’être tant dans l’immobilité que dans l’action, dans l’interdépendance et au sein de l’impermanence, lucidité des fonctionnements phénoménaux.
5) En croissance… pas en croyance.
6) s’en remettre, se confier.

Auteur :
• 18 novembre 2011

La Voie, ici prise dans l’acception bouddhique, est le Chemin initiatique de cessation des souffrances, en interdépendance avec les phénomènes, sans substance, mus par la loi de cause(s) à effets dans l’impermanence.

Au sein de la Vie, les Marcheurs ont le choix de s’étudier eux-mêmes au sein d’un monastère reclus, ou avec l’accompagnement d’un(e) Ancien(nne), témoin du Cheminement jusqu’à la Chose réelle, mis en application dans la vie quotidienne.

L’expérience  de la vacuité et de la Lumière dissout l’Ignorance et l’illusion de la croyance en l’ego. La lucidité sur le fonctionnement humain et la capacité active de la non-incarnation des processus mentaux font la part entre les informations faisant les personnalités de chacun(e) et, l’âme, fine fleur de la conscience, s’épanouissant dans l’Amour.

Expérimentations et expériences sont le terreau de l’empirisme au travers de notre être, au milieu des autres êtres. L’impermanence temporelle, celle des constructions biologique, matérielle, relationnelle, sociale ou professionnelle, est le socle du comportement. L’interdépendance fait que les végétaux, par leur « expiration » nourrissent les humains, entre autres, et les humains nourrissent les végétaux par leur expiration à leur tour, la loi de cause(s) à effets construit les circonstances et les phénomènes sans cesse changeants, la transmigration des informations, des vibrations, des composants chimiques éclairent et ouvrent la conscience sur le Vivant. Tous ces éléments de lucidité apparaissent au travers du corps comme des éclairages de zones sombres ou inimaginées dans une cave : connaissance des fonctionnements que l’on nomme soi-même et les autres, elle éveille la compréhension des comportements, des relations, produisant la générosité naturelle, l’altruisme.

Connaissance non-intellectuelle, hors des sens et des consciences, la vacuité informe sur la mort et permet l’extinction de la peur. La connaissance de la Conscience cosmique concrétisant les paroles et les actes des êtres réalisés, éveillés ou illuminés, fait des barrières de la conscience égotique une trace de mémoire qui porte à sourire sur notre Ignorance et nos comportements antérieurs.

Tout cela est en potentiel chez l’Humain, il suffit de Cheminer pour évoluer consciemment dans cette dimension naturelle et discernante. Le corps étant la base de l’être, c’est au travers de tout l’être que les Marcheurs vivent l’instant… déjà passé. Saisissant finalement que tout est libre, que la solitude n’existe pas et que cet espace dormant en chacun(e) existe, même s’il semblait invisible aux aveugles ou malvoyants. Les Marcheurs mettent les informations qui les composent au service de la Vie, les choisissant et les mettant en actes, en œuvre, là où ils se trouvent, partout et de plus en plus souvent : un cadeau à la Vie. Que cela soit en famille, en couple, avec ses enfants, dans la vie sociale ou professionnelle, les Marcheurs découvrent peu à peu que le Temple se trouve dans leurs orteils… au sein de l’Univers.

La Voie est donc une sorte d’espace darwinien d’Evolution de l’Homo sapiens dont les souffrances se trouvent naturellement apaisées puis dissoutes avant qu’elles germent, laissant place à la Paix, à la compassion active envers les autres et « soi-même », sans n’être plus ni attachés, ni détachés, reliés et porteurs de la Con-naissance : véritable Naissance.

Auteur :
• 26 décembre 2010

Bonjour à toutes et tous,

Le site internet « Génération Tao » vient de réaliser un interview de Maître Daniel Lazennec. Retrouvez l’intégralité de cet interview ci-dessous.

Bonnes fêtes de fin d’année et à très bientôt.

Djamel

*******************************************************************************************

GTao : Daniel Lazennec, quels sont les éléments qui vous ont déterminé dans votre envie de soutenir la FIPAM ?

Daniel Lazennec : D’une part, la préservation de l’enseignement des anciens, les Budo, que l’on a improprement appelés les arts martiaux. La signification japonaise, je le rappelle, n’est pas celle-ci, elle désigne le chemin pour attraper la lance et déposer les armes. En d’autres termes c’est aussi le chemin pour débusquer l’ego par l’entraînement et l’éducation et le déposer à terre, qu’il devienne serviteur de la conscience et du cœur plutôt que tyran des êtres. Autrement dit, les Budo nous engagent vers un monde pacifiant. C’est cette dimension, à la fois éducative et humaniste, qui m’intéresse depuis plus de 40 ans.  D’autre part, l’idée de collecter des informations pour les générations futures m’a beaucoup intéressé. Car je m’aperçois aujourd’hui que la recherche de sagesse, très présente dans les années 70, a souvent laissé place à la domination et au monde égotique. La transmission constitue donc un élément essentiel de ma démarche. Enfin, l’aide que veut apporter la Fondation aux anciens est primordiale. J’ai donc proposé à Thierry Plée d’organiser ce symposium pour favoriser l’échange, l’éducation et faire évoluer les consciences.

GTao : Puisque c’est le sujet du dossier dans ce numéro, qu’entendez-vous par « conscience » ?

D. L. : Il existe plusieurs consciences. La première se manifeste dans nos paroles et dans nos actes : n’avez-vous pas déjà agi ou prononcé des paroles qu’au fond de vous-même vous n’auriez pas eu envie de dire ou de faire ? La perception d’avoir agi en dehors de votre conscience. Ainsi vous n’étiez peut-être pas d’accord avec deux personnes, deux dynamiques en vous-même, et pourtant c’était vous-même… La deuxième, c’est être conscient de nos attitudes au quotidien. La troisième, c’est la conscience spécifique à chacun de nos cinq sens. Auxquels on peut ajouter un sixième sens : la bioconscience. Elle est constituée de toutes les lois de base de l’être humain, comme la conscience de la loi de la gravité, de la maîtrise de la respiration qui agit sur nos comportements, de notre schéma corporel et de nos sensations internes, de l’impermanence et de l’interdépendance tout comme la lucidité sur la transformation incessante des phénomènes. Cette bioconscience régule les hémisphères du cerveau. C’est une dimension cachée chez l’être humain qui ne demande qu’à grandir et que les transmetteurs des Budo pourraient éveiller chez leurs élèves. Il y a aussi la non-conscience, un état de concentration que l’on connaît dans la voie du Zen. C’est un état de vacuité, appelé le « nirvana » en sanscrit. Puis il y a une conscience qui regroupe toutes les consciences dont je vous ai parlées. C’est un ensemble de consciences que nous sommes amenés à activer et à réactualiser d’instant en instant, on obtient alors un être complet.

GTao : Pourquoi avoir choisi le thème de la violence pour ce premier colloque ?

D. L. : La violence est aujourd’hui partout présente : en politique, dans les entreprises, dans les familles… C’est une donnée basique du comportement égotique de l’humain. Or, Gichin Funakoshi, le fondateur du Karaté, nous dit : « L’essence du Karaté est la non-violence » ; Morihei Ueshiba, le fondateur de l’Aïkidô, appelle son art « la voie de la paix ». Mais ce n’est pas ce que l’on voit aujourd’hui le plus dans les enseignements des « arts martiaux ». Les techniques s’expriment en violence, autour de la domination et de la soumission, de la défense et de l’attaque, et pas seulement dans le moment, mais en terme d’objectif… tout en faisant référence à des paroles d’Anciens… Les enseignants des Budo ont un rôle très important à mettre en œuvre dans l’éveil d’une non-violence active.

*******************************************************************************************

Auteur :
• 13 décembre 2010

Bonjour à toutes et à tous,

Nous avons le plaisir de proposer à votre lecture l’article écrit par le Maître Zen Monto de Patso, pour le magazine Cœur-Esprit et dont le titre est “l’Esprit Immuable-Zen”.

« L’immuabilité ».

Etymologiquement, de l’ancien français muable « qui bouge », donc ce qui est immuable ne bouge pas, ne varie pas, est constant voir permanent. Sujet donc paradoxal par excellence, que l’on se place au niveau sensitif phénoménal d’impermanence, d’interdépendance et de transferts incessants d’informations entre les phénomènes ; que l’on se place du point de vue de la vacuité, plus encore de celui de l’expérience mystique puis de tout cet ensemble actualisé dans la vie quotidienne…

Retrouvez l’intégralité de l’article à partir de la page 35 de ce document.

A très bientôt.

Auteur :
• 4 mars 2009

Le magazine « El Budoka » en Espagne a effectuer une présentation du Temple de la Paix Infinie . Le Temple, son utilité et l’Enseignement qui s’y tient ont été relaté dans le numéro de novembre 2008. Ci-dessous, vous trouverez une copie des pages :

page1elbudokapage2elbudoka

Auteur :
• 1 mars 2009

La BIO CONSCIENCE, LA CONSCIENCE ET LA NON CONSCIENCE, POUR UNE CONDITION NORMALE DU CORPS ET DE L’ES­PRIT

Le magazine espagnol « Vie intégrale » a éditer un article sur l’utilité de la Voie du Zen Vekidjo de nos jours : http://www.larevistaintegral.com/962/la-bioconsciencia.html

Voici le texte en Français :

XXIe siècle en Occident

Sommes-nous, nous homo-sapiens, nombreux à être satisfaits de l’évolution de notre humanité, de l’humanité?

Certes, un grand nombre bénéficie de facilités matérielles et pratiques au quotidien pour alléger les taches, qui auparavant étaient difficiles, longues à réaliser. A-t-on utilisé cet allégement pour créer plus de solidarité, de fraternité, de conscience ; pour construire une existence respectueuse envers les autres formes de vie sur terre ?

Peu vont répondre « oui ». La plupart d’entre nous remettons au lendemain nos bonnes résolutions, en le regrettant, en accumulant quotidiennement ces remords, remords qui se transforment en entrave à la santé, à l’équilibre psychosomatique et à l’évolution spirituelle. Bref, remords qui nous font répondre négativement à la première question posée.

Et que faire ? Et comment faire ?

Cette modeste communication est rédigée suite à la demande d’une personne sensible souhaitant apporter de l’aide, un peu plus de lumière, de chaleur à ses semblables, des pistes de réflexion puis d’actions.

Nous sommes souvent perdus dans ces situations d’individualisme, d’égoïsme et parfois de violence. Voilà plusieurs dizaines de siècles que l’homo-sapiens existe. Souvent, ces questions se sont déjà posées. Quelques êtres ont expérimenté des solutions, les ont transmises. D’autres les ont reçues en n’en gardant que le son des mots… tout en produisant des actes contraires au sens commun des mots. Beaucoup d’entre nous ont constaté cela et produit cela. Aussi, que se passe -t’il lorsque les générations se succèdent dans les conseils non appliquées et dans les prornesses non tenues ?

Certains iront vers l’égoïsme et la violence, d’autres se réfugieront dans un « endroit protégé », (l’autres mettront leur énergie à faire évoluer quelque aspect social ou politique ; d’autres tenteront de reproduire les conseils, les solutions déjà expérimentés ; d’autres subiront ; d’autres…

La technologie raccourcit de plus en plus l’espace entre la pensée et sa mise en œuvre… de plus en plus virtuelle. Les modes de production accélèrent les actions à mener. Pris dans ce tourbillon temporel, souvent conditionné à l’intérieur, chacun a de moins en moins de recul sur sa vie, sur les événements. Chacun est de plus en plus coupé des actes simples, des moments de réflexion, des silences dans lesquels un insecte nous rappelle que l’Homme partage son existence avec d’autres êtres. De plus en plus séparé de ses liens naturel avec le reste de la nature, y comprit la famille proche, les amis, qu’ainsi, des enfants portent des armes à l’école et des professeurs se protègent avec des pistolets en classe…

Que devient donc l’humanité ?

Nous savons qu’un sourire engendre un sourire.

La compassion calme les êtres les plus fougueux, agressifs et souffrants.

Dans le passé, il était utilisé des expressions telle, que « avoir les pieds sur terre, avoir les reins souples et solides »,«avoir quelque chose dans le ventre, ne pas manquer d’air, savoir poser ses genoux au sol, être ouvert, être droit, etc. »

Voilà des expressions (qui notifiaient une relation entre la terre, le corps et le comportement. Etre droit engendrait la confiance des autres : « il n’est pas tordu ». Trop raide, on disait « raide comme la justice ». Cela signifiait que la personne avait trop peu de qualités de compassion et de générosité.

Les personnes de ces générations-là connaissaient donc, peut-être pas fondamentalement, le lien qui existe entre la stabilité du corps bien appuyé par les pieds sur le sol et un esprit tranquille et pragmatique.

Nos générations ont oubliées toute cette dimension physio psychologique, cette relation entre la terre, le corps et le comportement. Elles fuient, inconsciemment ou consciemment, certaines réalités, en s’évadent par et dans le virtuel.

Et si nous mettions sur l’autre plateau de la balance, une éducation complémentaire destinée à équilibrer nos êtres et la vie sur terre ?

Vu que l’homo-sapiens est l’espèce d’animal la plus prédatrice de tous les temps ; si nous nous mettions en marche vers une évolution de bio­conscience ?

Connectons-nous avec notre vie physiologique. Gouvernons notre corps. Devenons conscient et gérons nos productions mentales, afin d’éviter ces comportements qui génèrent des souffrances et des remords. Ainsi, découleront moins d’égoïsme, moins de souffrance et plus de compassion.

Retrouvons notre lien avec la terre force de gravité, notre interdépendance avec toute autre vie, soyons conscients de l’impermanence de tout. Bâtissons une vie forte et pleine. Une vie dans laquelle notre conscience et notre savoir seront alliés à notre bio-conscience. Ce type de conscience, endormi aujourd’hui, ne demande qu’à se réveiller. Cette construction nouvelle de l’homo-sapiens peut se réaliser en chacun de nous, car chacun en possède les capacités. Elle entraînera d’autres formes de comportements, d’autres relations, d’autres personnes qui évolueront dans le sens de la fraternité, de la participation active et positive dans le grand bal de cette vie sur terre.

Cette dynamique conduira les êtres, maintenant plus complets, vers d’autres niveaux de conscience, de non-conscience, d’autres expériences débouchant vers le Bonheur et la cessation des souffrances, en compassion naturelle.

Les adultes auront des gestes, des paroles et des comportements cohérents ; les enfants prendront exemple, grandiront sans armes, et les professeurs ne feront que transmettre, apprendre à se construire et devenir autonomes… sans pistolets…

Même s’il fallait du temps pour construire notre « HOMO-SAPIENS BIO », quand commençons-nous ? Continuons-nous à vivre ainsi, à être les acteurs et les victimes de ce qui se passe … ou agissons-nous ? Autour de vous, vous devriez trouver des personnes capables de vous aider pour cette nouvelle aventure vers l’Humanité.

Auteur :
• 25 février 2009

Visage de bouddha en méditation

Quelques mots sur les origines et l’histoire jusqu’à nos jours, en Occident.

Vingt cinq siècles sont passés, nous sommes alors au Népal. Siddhârta Gautama cherche des solutions pour que les peurs et les souffrances humaines soient « éclairées » et cessent. A force d’études, de rencontres et d’expériences qui le mèneront au seuil de la mort, il conclut à un échec par ce cheminement. Que l’Homme ne cherche pas de solution ou bien qu’il aille aux extrêmes conduit à l’impasse et à la production d’autres souffrances. Alors, l’ascète qu’il était s’alimente de nouveau correctement, reprend une hygiène de vie équilibrée et décide de s’asseoir tranquillement dans la position appelée DHYANA.

Faisant une unité de conscience avec son corps et son souffle, l’ensemble observe, ne rejetant rien, ne suivant aucune production mentale, ne cherchant rien, seulement assis. Aucune perception, sensation ou pensée ne trouble son être ainsi unifié. L’expérience suprême apparaît alors par l’expérimentation. Il applique ensuite ses réalisations dans son existence : le Bouddha historique est né. La Voie de l’Eveil se met en mouvement : le Bouddhisme.

 » Ce soir-là, en pleine nuit,
Le soleil au fond des entrailles,
Puis l’éteinte totale des sens, des sensations.
Qui était assis, quoi ? Comment dire ‘ je ’ ?
Quelle est cette non-subsance consciente ?
La Paix existe, elle est là,
Jamais plus ce corps impermanent ne l’oubliera.
C’est Elle, la foi cachée dans le grenier.
C’est Elle qui ne peut douter que des égarements.
Ce sont eux qui L’ont recouverte, mais qui L’ont tant souhaitée.
Cet esprit vertical et vaste. Qui peut en parler ? Qui peut l’entendre ?
La vie continue, différente et identique.
Deux ans déjà de ce que le verbe a appelé le temps . . .
Mon esprit bouge, les secondes passent . . . Alors, les bols sont nettoyés,
Les éléments , les phénomènes, la vacuité,
L’interdépendance, l’impermanence, toutes les productions incessantes
Et STOP.
Les productions ne sont plus les mêmes. Ce Corps se rappelle à ce corps.
La pensée se fait petite, à sa place appropriée.
L’Autre est là . . . le sourire aussi.
Et que faire, qu’en faire ? Ne pas faire, en faisant. Rire, pleurer, vivre.
La plante des pieds reliée aux cheveux, sans volonté,
Comme un fruit indéfinissable et inépuisable,
Rafraîchissant et nourrissant. Cela se transmet d’être en être
Depuis . . . et jusqu’à depuis . . .
La voie lactée est dans mon bol de chicorée.
Alors ? C’est d’argent. Ah ! Ah ! Ah ! Dois – ‘ je ’ signer ?
Qui pourrait tenir ce crayon à ‘ ma ‘ place ? « 

Taïsan (1992)

Il enseigne, guide jusqu’à la fin de sa vie les êtres sincères et sensibles, en précisant bien que chacun expérimente par lui-même, qu’il n’y a rien où transmettre de particulier. La réponse est là, à chaque instant, où l’on se trouve.

Depuis 2500 ans, les Maîtres témoignent des réponses trouvées. Ils enseignent comment y accéder car même si la réponse est là, pour tous, un cheminement est nécessaire pour que « les aveugles voient ».

Ce que l’on nomme « transmission » est en fait une confirmation des réalisations de « l’Ancien au Nouveau » .

Le Bouddhisme s’est répandu en Orient. Différentes écoles sont nées, s’adaptant à l’époque et à la culture des gens du lieu. Très, trop souvent, la lecture et l’étude des textes étaient la base de l’enseignement.

Au 6e siècle, le patriarche Boddhidharma partit de Sri Lanka vers la Chine transmettre les outils de la Voie. Son Enseignement se basait sur la pratique de la posture du Bouddha et tout découlait de l’expérimentation. Ainsi, des outils qu’il utilisait  naquirent le CH ‘AN, devenu ZEN au Japon. Il enseigna les moines de Shaolin dont les Budô japonais sont les enfants.

Au Japon du 13 siècle, Dogen retrouve cette authenticité, cette simplicité et cette force du Zen. Aujourd’hui quelques transmetteurs continuent la dynamique des Anciens à travers le monde, suite au Roshi Harada et aux Maîtres Taïsen et Suzuki.

Cette posture de référence existait chez les druides et les Celtes comme en témoigne une statue, serait-ce donc un outil pluri-millénaire qui se transmet au fil du temps sur Terre ?

Quelques outils pour aider.

le-chemin-des-moinesAu seuil des temples Zen, on peut lire ces deux phrases : pensez avec vos pieds, marchez avec votre ventre.

L’identité de l’Homme et la Voie du Zen.

Le formidable moteur de l’individualisme actuel a engendré, entre autres phénomènes, une perte de repères et un égocentrisme exacerbé. L’intellect et le matérialisme écartent souvent l’aspiration des femmes et des hommes de la dimension spirituelle concrétisée au quotidien.

Par sa démarche pragmatique et ses résultats vérifiables, le pratique de la Voie du Zen s’appuie sur l’action : assis, debout, mobile ou immobile. L’attention de l’instant, la réceptivité et la conscience en action s’incarnent dans le corps. Le cheminement  et les expériences sont donc quotidiens, où que l’on se trouve.

Les Maitres recommandent de mettre en œuvre les actions suivantes : l’attitude, le comportement, le geste, la posture, l’esprit et la parole justes. Cette notion de « justesse » se comprend par l’expérience de la dynamique de la posture de l’Eveil et par tous les exercices codifiés que le chercheur va étudier. Cette étude vivante de la Voie du Zen construit une nouvelle identité que le scientifique Paul Chauchard (neuro-biologiste et neuro-pédagogue) nommait la bio-conscience. Elle apporte une nouvelle dimension à la personne dépassant celle de son ego. Les expériences scientifiques franco-japonaises, ont démontré l’action de cet entraînement à propos du rééquilibre des deux hémisphères cérébraux et du développement d’autres parties du cerveau (corps calleux, …).

Cette bio-conscience est la première identité des chercheurs « ZEN ».

Les pratiquants de la Voie du Zen sont alors bien loin de se déterminer comme étant : pauvre ou riche, blanc, noir ou autre, de posséder ceci ou cela, d’être intelligent dans tel ou tel domaine…., de bien montrer sa, ses différence(s) avec l’autre et les autres ; bref, tout ce que l’on nomme ego et qui engendre tant de souffrances.

Et pourtant, l’eau de nos cellules est bien la même que celle qui ira de l’océan à la rivière, après avoir nourrit les végétaux comme les animaux, ce que l’on aime et ce que l’on déteste…

Comment ne pas voir que l’humain est en totale interdépendance avec le reste de la nature ?

Comment l’humain peut-il considérer sa peau comme une frontière imperméable ? Alors qu’elle respire, reçoit et transpire. Alors que son nez est vide, sans barrière ?

C’est l’Ignorance de la bio conscience et celle de la véritable inconsistance de l’ego qui lui déclenchent ses peurs et ses souffrances, comme celles qu’il crée aux autres.

La maturité de la Voie de l’être

Est-ce fruit nécessaire

Cultivé par le jardinier

Céleste et terrestre,

Patiemment, mais sincèrement mûri

Sur l’arbre universel.

Offert délicatement aux êtres sensibles,

Il brille sous le soleil,

Sans ombre, au zénith.

Monto de Patso

Placer ses pieds sur les traces des pieds des anciens.

stelle le karma

S’arrêter à cette identité bio-consciente est aussi un véritable danger pouvant aboutir à la construction d’un « sur-moi », au développement d’un ego qui devient dangereux pour soi-même et pour les autres.

De nos jours de consommation de produits et de services, la plupart des personnes se comportent dans un Temple (ou Dôjô, en japonais), comme si elles étaient dans un magasin ou un cours de gymnastique « commerciale ». C’est ainsi que la Voie du Zen est devenu seulement une activité à profit ou à objectif personnel. Un très grand nombre de lieux du zen sont des lieux d’activité dirigés par des personnes, certainement sincères, mais Ignorante de la Voie du Zen. Il est dommage que certains anciens aient autorisé certains pratiquants à faire « les perroquets », en ouvrant des salles de pratique, en répétant ou lisant les Réalisations d’autres personnes, sans les avoir eux-mêmes réalisées ; en guidant des êtres sans repère véritable. C’est un véritable problème aujourd’hui pour les chercheurs qui aspirent à s’éveiller, ils risquent de ne plus apporter de crédit au « zen » car c’est devenu un « zen consommateur ». La Voie du Zen est brouillée dans leur esprit. Ils pratiqueront des heures dans le brouillard en croyant que le ciel est dégagé…

L’éducation de l’Ancien ou de l’Ancienne montrent le chemin. Dogen disait déjà au 13e siècle que sans Maître authentique, mieux valait ne pas pratiquer la Voie du Zen. Que toute personne sincère se mette en quête du Maître, qu’elle ne se satisfasse pas d’un animateur d’activité aussi brillant soit-il.

Le temps de la vie est trop court pour être gaspillé. Que le chercheur trouve l’énergie nécessaire pour cheminer véritablement, qu’il ne s’attende pas à la facilité, la Voie dérange profondément. Mieux vaut ne rien faire si nous sommes « tièdes », la Voie n’est pas compatible avec un état d’être « tiède ». Il faut être prêt à se « déformer », à tout oublier de ses passés. Maître Deshimaru disait de la Voie du Zen qu’elle était comme « entrer dans son cercueil ». Et à la fin, le zen est même oublié… seulement un outil.

posture

La Voie du Zen conduit donc à une nouvelle dimension de la conscience humaine et une qualité de vie incomparable. Les anciens disaient : condition normale du corps et de l’esprit, véritable identité de l’Homme.

XXIe siècle, technologie, mutations et la Voie du Zen :

Epoque extraordinaire en regard de la vitesse de transformation de la matière et de celle du transport des informations. Ce siècle est aussi un instant de l’humanité au cours duquel vont se poser quelques des questions essentielles :

Jusqu’où travailler la matière ?

Quel est le sens de cette course à l’infiniment petit et à l’immensément loin ?

Que devient l’homo sapiens sapiens alors qu’il va probablement recevoir du matériel nanométrique dans son être ? Etc…

Mais y-a-t-il beaucoup de femmes et d’hommes qui se posent ce type de questions ?

Les Maîtres Zen n’ont pas vertu à donner des réponses sur l’avenir de l’Humain ou sur celui d’un autre genre mi-Humain, mi-machine. Par contre sur le présent et l’amélioration des conditions spirituelles de l’homo sapiens sapiens, les outils qu’ils proposent permettraient :

d’élargir leur conscience au sein du Vivant et ne pas considérer que leur « propre » vie ,

D’ajuster leurs réflexions et leurs actes sans se couper des autres créatures et fruits de la nature,

Participer à l’évolution en indiquant que l’homo sapiens sapiens n’a pas terminé son évolution hors manipulation génétique et/ou implant nanométrique afin d’assurer une éthique et un respect mutuel entre les êtres.

Enseigner le comportement qui conduit à l’harmonie entre les êtres et le reste de la Nature,

Etc, …

Y-a-t-il beaucoup de femmes et d’hommes qui seraient prêts à se mettre personnellement en Chemin d’Evolution, de respect et d’intégrité ?

Car, même si tout n’est que vacuité ; chaque pensée, parole, acte ou comportement engendre des conséquences sans fin. Vont-elles apporter du bonheur ou du malheur ?

La conscience de l’humain va-t-elle se laisser étouffer par les vues égoïstes de son égo ?

Vous seul(e) avez la réponse…

Monto dé Patso,

Dirigeant du Templo de la Senfina Patso,  Pyrénées Atlantiques, France. www.centrezen.com