Zen Vekiĝo, le Bouddhisme originel, les pieds sur Terre.

Stance

« Lorsque les actes naturels Concrétisent l'Etat
Au-delà du "soi",
Sensible et sans substance :
La lune embaume les fleurs du prunier. Les bavards se taisent,
Sourient et s'apaisent .»

Monto de Paco

Témoignage du Pr Paul Chauchard :
" Santé, sagesse, sainteté : faire sourire nos orteils crispés de tous nos stress, comme redonner sa prairie à la vache folle de l'orgueil ignorant des technocrates, la bonne viande et le bon lait de la vache qui rit aimée de son maître. Comment le comprendre pour le pratiquer ? Comment un Occidental pourrait-il bien le pratiquer, s'il le dénature en un record diabolique de promotion de son faux ego ? N'est-ce pas aller contre le progrès, la civilisation — assimilée à l'Occident — qui a permis le développement économique du Japon ? Cependant, celui-ci comprend les valeurs de sa tradition et envoie en Occident ses missionnaires zen. En fait, si l'Orient ne doit pas tomber dans les erreurs de l'Occident, l'Occidental ne doit pas rechercher à mal devenir un Oriental. L'Orient bien compris doit lui permettre de retrouver la vraie tradition. . . En s'ouvrant dans la méditation sur le monde, on ne se perd pas dans un grand tout anonyme, mais on se ressource dans le mystère du grand courant évolutif de complexification, de conscientisation et d'amorisation qu'il faut aider et non freiner. Réaliser en soi le vrai bonheur, c'est par des techniques corporelles se mettre dans le vrai bonheur, qui, d'après Teilhard, est de se centrer sur soi, grandir, se décentrer sur l'autre, aimer et se surcentrer sur plus grand que soi, adorer. Accord dans le silence des vrais mystiques symbolisé par la rencontre d'Assise où, sans confusion, se retrouvaient en étant mieux eux-mêmes tous les spirituels du monde, au service de la paix, autour du Pape et du Dalaï Lama. Grâce à Daniel Lazennec et à l'Orient, l'Occidental retrouve la Présence, gravit la « Montagne de Paix ». lire toute sa préface du livre « Présent d’Orient »

Docteur Paul Chauchard, directeur honoraire de l'École Pratique des Hautes Études - La Sorbonne - Paris.

Bonjour et bienvenue à vous.

Et si vous vous posiez ? C’est déjà fait ? Parfait.

Non ? je vous invite à vous hâter, lentement mais résolument.

 

Comment se posez ? Comme ceci : ou

Un clin d’œil pour que votre journée soit souriante :

" Ce soir-là, en pleine nuit,
Le soleil au fond des entrailles,
Puis l’éteinte totale des sens, des sensations.
Qui était assis, quoi ? Comment dire ‘ je ’ ?
Quelle est cette non-subsance consciente ?
La Paix existe, elle est là,
Jamais plus ce corps impermanent ne l’oubliera.
C’est Elle, la foi cachée dans le grenier.
C’est Elle qui ne peut douter que des égarements.
Ce sont eux qui L’ont recouverte, mais qui L’ont tant souhaitée.
Cet esprit vertical et vaste. Qui peut en parler ? Qui peut l’entendre ?
La vie continue, différente et identique.
Deux ans déjà de ce que le verbe a appelé le temps . . .
Mon esprit bouge, les secondes passent . . . Alors, les bols sont nettoyés,
Les éléments , les phénomènes, la vacuité,
L’interdépendance, l’impermanence, toutes les productions incessantes
Et STOP.
Les productions ne sont plus les mêmes. Ce Corps se rappelle à ce corps.
La pensée se fait petite, à sa place appropriée.
L’Autre est là . . . le sourire aussi.
Et que faire, qu’en faire ? Ne pas faire, en faisant. Rire, pleurer, vivre.
La plante des pieds reliée aux cheveux, sans volonté,
Comme un fruit indéfinissable et inépuisable,
Rafraîchissant et nourrissant. Cela se transmet d’être en être
Depuis . . . et jusqu’à depuis . . .
La voie lactée est dans mon bol de chicorée.
Alors ? C’est d’argent. Ah ! Ah ! Ah ! Dois - ‘ je ’ signer ?
Qui pourrait tenir ce crayon à ‘ ma ‘ place ? "

Taïsan en 1992 (Monto de Paco).
1993, Ganso Ho Ri Ji. Taïsan (Montagne de Paix, Monto de Paco,) Héritier du Dharma dans la lignée du Zen Sôtô (Shiho)